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Quels sont les différents modèles de l'Open Access?

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Il existe différents modèles Open Access. Voici les principaux, les deux premiers étant les plus courants :

  • Open Access Green

C’est tout ce qui renvoie à l’archivage de documents scientifiques dans des plate-forme
universitaires ou communautaires. ArXiv est l’une des premières archives de ce type à voir le jour (Université Cornell en 1991).

Peuvent être déposées sur cette plateforme différentes versions d’un article à l’exception de la version éditée (voir le topic de définiton) car afin de faire perdurer leur modèle économique, les éditeurs n’autorisent que l’archivage de versions distinctes de l’article finalement publié (soit de pre print ou de post print).
Cela pose alors le problème de multiples versions d’un même article notamment sans les modifications apportées après peer-review.

En outre une archive ouverte est souvent liée à un institut. Cela nécessite donc une des moteurs de recherche et une infrastructure plus transversale pour pouvoir faire des recherches dans ces archives ouvertes. Le bon référencement de ces publications grâce aux metadata est donc essentielle (en cours parlé du [protocole OAIPMH][2]

Dans certains cas l’auteur peut choisir de publier son travail sous une licence libre, mais cette option n’est pas toujours proposée même si l’archive se dit ouverte. (cf topic que signifie Open)

=> Acteurs clés, penseurs francophones de l’Open Access :

  • Steven Harnad, diplomé et chercheur de l’université de Princeton.

  • Bernard Rentier, recteur à l’université de Liège

  • Open access Gold

Véritable publication en accès ouvert, journal nativement publié en accès ouvert (c’est à dire auquel on ne paie pas d’abonnement pour le lire mais auquel on paie éventuellement le « coût » de la publication.
Une forme de libre accès natif : la revue est directement placée sous licence libre.

Open access 100% Gold : Les articles sont accessibles librement et gratuitement dès leur parution. La publication peut être gratuite ou payante pour l’auteur selo la revue (définition extraite du guide libre accès du CIRAD). On trouve aussi en lien avec l’apparition de l’open access100% gold l’apparition des Mégarevues comme PLOS ONE, F1000, eLife, PeerJ. Une définition des Mégarevues est donnée par l’INIST.

Open access en revues hybrides : seule une partie des articles ont été « libérés », les auteurs ont payé des APC mais la revue complète ne reste accessible que contre abonnement ou au pay perview pour les articles non « libérés »

==> L’open access gold est aujourd’hui de plus en plus souvent associé au modèle auteur payeur : l’auteur achète un droit à publier et paie ainsi le prestige, plus ou moins grand, de la revue.
Les revues scientifiques s’apparentent ainsi de plus en plus à des industries culturelles dans ce cadre : elles monnaient non plus leur contenu effectif mais leur réputation et leur image symbolique.

  • ** Open Access Platinium**

Un autre modèle est celui de l’Open Access Platinium.

C’est un modèle où les publications et lectures sont gratuites et où des services supplémentaires sont proposés en abonnement afin de permettre la viabilité économique de la revue.

Revues.org est proche de ce modèle platinium (qui s’apparente finalement au freemium).

Un essai de définition a été donné lors du discours de la ministre de la recherche en 2013 (Geneviève Fioraso). Elle met en exergue la promotion “d’une alliance forte entre tous les acteurs de l’édition scientifique, chercheurs, éditeurs, bibliothèques, plateformes, sur la base de modèles économiques hybrides, alliant investissements publics sur des infrastructures et commercialisation de services à haute valeur ajoutée.”

  • ** Open Access Diamond**

Dans ce modèle les revues sont directement gérées par des communautés, sur le modèle de Wikipédia.  L’article scientifique est délié de toute perspective de monétisation. Les revues diamond tendent ainsi à rétablir le modèle de publication qui a prévalu jusqu’au milieu du XXe siècle : des société scientifiques.

Par exemple : Electronic Journal of Combinatorics serait assuré par la communauté scientifique et SCOAP3 par des professionnels rémunérés assurant la partie technique de production.

http://wavelets.ens.fr/BOYCOTT_ELSEVIER/DIAMOND_OPEN_ACCESS/

Se développent notamment le concept d’épirevue, qui consiste à des revues électroniques en Open Access, alimentées par des archives ouvertes, après l’apport de la caution scientifique d’un comité éditorial à chaque article retenu.

- Embargo et Open Access :
Certaines publications sont disponibles en Open Access après un certain délai, ( souvent entre 6 à 12 mois). Certains emploient le terme de “Delayed Open Access”. Cela s’applique pour des journaux qui mettent en libre accès l’article après un certain lapse de temps. L’embargo concerne aussi l’auto-archivage (green open access) et est dépendante de la politique de chaque éditeur. Les périodes d’embargo sont référencées sur le site SHERPAROMEO.

  • Le cas des livres numériques :

L’Open Access ne concerne pas seulement les publications scientifiques mais également les livres (monographies, ouvrages) notamment dans le domaine des Sciences Humaines et Sociales. Nous aborderons ce point dans une question supplémentaire (en cours)

  • Définitions des termes techniques utilisés dans ce topic :
  • APC : Article publishing charge : coût par article. Voir la politique de Taylor & Francis, Springer, Elsevier.

  • Pay perview : paiement pour consulter une fois la revue
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Ressources supplémentaires :